
Petit vol tranquille entre Berlin et Londres, à faire du sur place sur un Sudoku 12x12 niveau "Evil" (après un bon début, j'ai trouvé 3 chiffres en 90 minutes, très frustrant). Avis aux amateurs: le premier à me renvoyer la grille dûment completée aura un souvenir de Tokyo ;-) Installé à coté d'un couple de Japonais: sympathiques et discrets, petits et fins, donc prenant peu de place. Toutes ces choses qu'on ne retrouve jamais chez les Américains et qui rendent le vol tellement plus agréable. Personnel de bord à la décontraction et au professionnalisme aussi British que British Airways peut l'être, mais atterrissage secoué sur le tarmac d'Heathrow. Le pilote des fait des zigzags en descendant, et freine assez sec sur la piste. Pour les habitués de Brussels Airport - Bruxelles-National - Zaventem, Heathrow ressemble plutôt à une collection d'aéroports construits autour d'un immense plaine. Plus d'avions sur une allée de terminal qu'à Bruxelles un grand jour de départ, des petits, des moyens et surtout des très gros, quadrimoteurs à étage, siglé British Airways ou portant pavillon nettement plus exotique. Une fois sur le plancher des vaches, le pilote s'arrime à un jetway du terminal 1. Mon vol pour Pékin part du Terminal 4. Un parcours digne d'une souris de laboratoire m'attend. Le dépliant officiel remis avec les cartes d'embarquement indique un temps de passage de 45 minutes d'un terminal à l'autre, plus jusqu'à 25 minutes en fonction de la porte d'embarquement... Couloirs, escalators qui montent, qui descendent, contrôles de sécurité, labyrinthes de barrières de sécurité posées en S pour contenir des files éventuelles (le tout sous l'oeil de caméra destinées probablement à mesurer la performance des cobayes), petit tour d'un quart d'heure en bus, qui vous dépose au centre commercial... Euh pardon au terminal 4. Plus d'enseignes de magasin que de panneau indiquant les vols... Un grand mall intercontinental, avec vendeurs sikhs à turban, clients japonais, saoudiens... où l'on peut acheter ses médicaments à la Pharmacie coincée entre les boutiques Chanel et Harrod's. Souhaitant ne pas dépenser jusqu'au dernier centime avant d'avoir mis les pieds en Chine, je m'installe confortablement dans une des innombrables cafétarias. Une gentille serveuse m'indique une table près de la fenêtre et d'une prise de courant. Après avoir dû un peu trifouiller avec la prise anglaise (j'ai eu peu un moment de faire sauter les plombs du terminal), je recharge mes batteries et celles de mon portable face à un grand café. Mon plus long vol m'attend... |